Le con

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A vous traiter de con, Monsieur, je ne m’avance…

Vous m’avez ébloui de votre suffisance

Sachant parler de tout, en scandant vos propos,

Portant la vérité comme on porte un drapeau,

Foulant sans hésiter l’opinion des couillons,

Au pied de vos idées et de vos convictions.

Il monte en moi, Monsieur, l’énorme envie de rire

Qui, si je l’exprimais, déchaînerait votre ire !

Juste un pétillement au fond de ma prunelle

Pourrait vous intriguer, vous mettre sur la voie,

Mais vous lancez déjà une autre ritournelle

Et pour m’impressionner, vous donnez de la voix !

A quoi bon espérer troubler vos certitudes

Je vous laisse planer : à si haute altitude

On ne peut voir que l’aigle, et nous sommes moutons

A vos yeux orgueilleux, pleins de satisfaction !

Plus impatient que moi vous fera la leçon

N’hésitant pas, Monsieur, à vous traiter de CON

PS : Que de cons aux balcons applaudissent le soir

Qui vont le lendemain sournoisement s’ébattre

Tandis que nos soignants ne cessent de se battre

Pour tous ces cons finis  qui flinguent nos espoirs.

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