Vachement bon

Vachement bon !

La source glisse sur la mousse
Ta main délicate retrousse
Mes dentelles
Sous le ciel de lit d’une prairie d’été
Où paissent quelques vaches.

Ta bouche avide glisse sur mon téton
Tait-on d’aussi doux instants
Au prétexte d’une pudeur dépassée ?
Même le pape Pie II ne saurait nous blâmer !

Traitons-donc le sujet avec délicatesse
(Mais trait-on les vaches à la main ?
Ce n’est qu’un pis-aller
A l’heure électronique !)

Or, le sujet, c’est moi, en l’occurrence
Et je dois dire que tu le traites
Vachement bien !

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Alimentons-nous sainement

Le haricot tarbais, trésor du cassoulet
Pour expulser les vents est vraiment renommé
Que dire du chou vert qui fermente à merveille
Et sur votre transit, comme une mère veille!

Les petits pois nouveaux parfois sont flatulents
Mais on doit les aimer, ce sont des sucres lents
Qui pour notre santé sont des amis sincères
Ca vaut bien quelques vents aux parfums délétères!

De ces fermentations dont on n’ose parler
Notre corps est souvent fermement agité
C’est le gage certain d’une bonne santé
Alors osez ces bruits qui sont incongruités!

Mais faites -le tout bas et non pas en fanfare
Sinon, vos invités pourraient piquer un fard
Si soudain au milieu de la conversation
Venait à retentir un long bruit de clairon !

Bayadère

Bayadère

Elle avait du poil aux pattes
Mais son oeil fou m’a grisé
Globuleux, couleur tomate
Il m’avait tétanisé !
Ses fins affiquets de gaze
Et ses pantoufles brodées
M’entraînèrent à l’extase
Et pourtant j’étais rodé
A ces danses bayadères
Qui laissent la bouche amère
Et le cerveau corrodé !
Mais rien n’y fit
Rien sniffé
La belle m’a renversé
Au propre et au figuré
Je suis cuit, roulé, vidé !