Amour papillon

 

T’aimer en papillon 

Sera bien rude tâche

Je meurs où je m’attache, 

avec feu et passion 

La jalousie étreint

Mon cœur avec violence

Lorsque ton regard danse

Sur la chute de reins

D’une simple passante

Et ce regard me hante

Me torture sans fin

Mais je n’avouerai rien

T’aimer à la folie 

Est le sel de ma vie

J’accueille la souffrance 

Avec grande constance

Pour toi je veux souffrir

Pour toi je veux mourir

Pour toi je veux brûler 

Dans cet amour brasier 

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Les réfugiés

Il papillotait des nuages dans un grand ciel piqué d’azur
Les anges se vêtaient d’or pur scintillant sous l’enclos des branches
Dans l’étable l’âne soufflait, prenant en pitié la détresse
De ces réfugiés de la veille surgis d’horizons inconnus
Le petit gigotait tout nu près du sein gonflé de sa mère
Le bon lait d’infinie tendresse réconfortait le nourrisson
Toutes les bêtes dans l’étable avaient un peu la larme à l’œil
Soufflant, piétinant en silence car en ce jour saint, point d’orgueil
L’étoile au ciel conduit la foule vers la plus humble pauvreté
On ne sait pourquoi l’on s’incline devant cet enfant nouveau-né
Mais le peuple venu, devine qu’un jour nouveau va se lever …

Perlimpinpin

 

Perlimpinpin persiste et signe :
Sa poudre qui tombe des cieux
Donne aux politicards indignes
Des âmes d’hommes vertueux !
Soyons vigilants et lucides
Et nous ne laissons pas flouer
Des bonimenteurs intrépides
Sachons nous désembobiner
Certes le choix est difficile
En cette période troublée
On nous prend pour des imbéciles
Leurs discours veulent nous piéger …
Une fois nos élus en place
En proie à la réalité
Tous nos souhaits les laissent de glace
Nous sommes de nouveau bernés !Perlimpinpin range sa poudre
Le quinquennat peut commencer
Les partis peuvent en découdre
C’est le peuple qui va payer !

Michèle Corti

Et pendant tout ce temps

Et pendant tout ce temps où nous sommes heureux

Alep agonisant n’est que flammes et ruines

Images insensées proposées à nos yeux

Qui n’osent accepter ce que l’esprit devine

Maisons incendiées, tant de vies qui s’arrêtent

Trop d’enfants horrifiés par le sang répandu

Trop de cris de terreur résonnant dans leur tête

Quand l’enfance pour eux est à jamais perdue !

Si nous nous indignons devant de tels carnages

Nous protestons en vain, nos cris sont impuissants

Faut-il donc que l’horreur perdure à tous les âges

Et s’acharne à jamais sur tous les innocents ?

Âmes enneigées

 

Il est des cœurs étroits qui crachent l’anathème
Sur le beau et le bon , sur les purs sentiments
La neige des dépits et des ressentiments
Glace à jamais ces cœurs fermés à tout « je t’aime »

Ils sillonnent le monde, éructant leur colère
Leur plaisir de salir , d’humilier, est si fort
Qu’ils ne ménagent pas leur temps et leurs efforts
La neige accumulée pétrifie leurs oeillères

Faut-il qu’ils aient souffert et qu’ils souffrent encor
Pour porter en leur sein l’oeuvre de malemort
Et que l’hiver glaçant leur âme abominable
Les couvre d’un linceul de neige épouvantable !
Ecrit par Marcek
Tous droits réservés ©

Misère

Vivre petitement, épargner le chauffage
Lorsque pourtant l’hiver mord aussi froidement
Réduire l’appétit déjà calmé par l’âge
Et pour moins dépenser, ne plus être gourmands

Souvent rester sans dents et même sans oreilles
Vivre le dénuement sans comprendre comment
Au terme d’une vie de labeur et de veilles
La société vous lâche aussi cruellement…

Vivre au seuil de Noël sans entrer dans la fête
Ne pas oser aller mendier quelque soutien
Seule la dignité fait redresser la tête
A ces vieux de chez nous, traités comme des chiens !